Persistance Rétinienne #01 : comment se souvenir des films ?

Le mois de janvier est le mois des bonnes résolutions et des bilans de l’année passée. Un de mes bilans préféré reste celui des films vus l’année précédente ! Cette année j’ai poussé le vice jusqu’à réaliser ce mashup à partir des bandes-annonces des films sortis en salles en 2017 et à bricoler une musique à partir des sons des mêmes bandes-annonces. Au-delà du caractère « ludicogalère » de l’exercice, je me suis rendu compte à l’occasion que j’avais oublié un certain nombre de films vu cette année qui serait complètement passés à la trappe si je n’avais pas fait cette vidéo.

J’imagine qu’il t’est déjà arrivé de ne plus te souvenir du dernier film que tu as vu, de son titre ou même de son histoire comme si une fois le visionnage terminé, le film était directement passé de la mémoire court terme à la poubelle. Mais pas de panique aujourd’hui je te propose sept manières de t’approprier les films que tu as vus pour ne plus les oublier.

Panic at Florida Beach – Joe Dante

Ce n’est pas forcément très grave en soi d’oublier des films (si ce n’est pour l’ego de l’équipe du film en question) mais avoue que c’est un peu dommage. D’autant que se souvenir des films qu’on a vus te permet d’en parler avec les autres et d’y apporter un nouvel éclairage (à condition que la discussion ne se borne pas à un basique : « J’adore ! », « Je déteste ! ») mais aussi de voir les autres films (séries, expositions, livres) avec tous les autres films que tu as en tête et de les faire dialoguer ensemble. D’autant plus que le cinéma est un art particulièrement référencé et que reconnaitre une référence c’est un peu comme si le réalisateur.rice te faisait un clin d’oeil.

Donc se souvenir des films te permettrait à la fois de prolonger l’expérience de spectateur·rice en pouvant échanger avec les autres ou amorcer une réflexion personnelle tout en profitant mieux des prochains films que tu iras voir. Au prix de la place de cinéma, ajouté au parking et au popcorn multiplié par le temps d’organisation pour s’accorder sur une séance c’est loin d’être négligeable.

Gremlins 2 – Joe Dante

Alors, pas besoin de passer des heures à agencer des sons en boucles au point d’en rêver la nuit pour ne pas oublier les films qu’on a vus. Ça peut prendre des formes beaucoup plus simples et surtout moins chronophage selon le type de cinéphile que tu es. Voici mes sept suggestions.

  • Cinéphile méthodique : tenir à jour une liste des films qu’on a vus et éventuellement noter ses impressions à chaud pour pouvoir y revenir comme l’a certainement fait Genya Tachibana dans le film Millenium Actress pour être aussi incollable sur la carrière de Chiyoko Fujiwara.
  • Cinéphile fétichiste : garder ses billets de cinéma (avec la place de parking, une coupure du programme du cinéma, une affiche et des goodies offerts à la caisse du cinéma) comme Rachel dans la série Friends.
  • Cinéphile manuel : dessiner en s’inspirant des films qu’on a aimés comme Sanjay’s dans le court-métrage Sanjay’s Super Team. Et pourquoi ne pas également découper, modeler, plier, sculpter ? Laisse parler ton imagination.
  • Cinéphile épicurien : faire de la sortie cinéma un moment de partage avec vos proches : allez manger au restaurant avant, allez boire un verre après, acheter des snacks en rapport avec le film, aller voir les films dans des conditions particulières comme Danny et Sandy dans le film Grease au drive-in (ça fonctionne aussi avec la 4D, lmax, Projection en plein air ou même dans une piscine !).
  • Cinéphile glamour : faire un top 10 de ses films préférés à la fin de l’année et même remettre virtuellement des prix aux grands gagnants à grand renfort de strass et de paillette comme Noémie et Hervé dans la série Dix Pour Cent. 
  • Cinéphile mélomane : Écrire des génériques de fin avec des paroles pour des films qui n’en ont pas comme Gus et ses potes dans la série Love.
  • Cinéphile cosplay option fitness : se déguiser en personnage de cinéma dès que l’occasion se présente comme Mike et sa bande dans la série Stranger Things. En bonus : faire les 7 km du ciné de Paris court devant ou encore le semi-marathon de Disney. Après 21 kilomètres, impossible d’oublier le personnage que tu as incarné !

Du moment que ça te permet de te réapproprier ce que tu as vu et de passer de la position de public réceptif à public créatif. Non pas parce que tu as envie de faire ton malin et d’étaler ta culture mais tout simplement parce qu’on retiens plus ce que l’on fait et ce que l’on vit que ce l’on vois. 

Je conclus cet article par un immense MERCI à toutes les équipes des films que j’ai vus cette année mais aussi aux distributeurs·rices de films et aux exploitants·tes de salle et tout particulièrement à l’équipe des Toiles de Saint Gratien dont j’ai quitté la cabine de projection mais qui restera pour longtemps encore ma salle de prédilection.

Hollywood Boulevard – Joe Dante

MERCI donc à Ouvert la nuit, Lalaland, Sahara, Jackie, American Honey, Certaines femmes, The Fits, Patients, Grave, Logan, La belle dormant, Moonlight, Orpheline, Paris pieds nus, Les Fantômes d’Ismael, Okja, Rodin, L’amant double, De l’autre côté de l’espoir, Bonheur Académie, Moi moche et méchant 3, Ava, Valerian, Visages Villages,  120 Battement par minutes, Petit paysan, Une vie violente, Patti Cake$, Good Time, Le redoutable, Barbara, Kiss & Cry, Coco, Wonderwoman, Derniers jours à Shibati, The meyerowitz story, Knock, Noces, Tous en scène, Jeune femme, KO, Fantastic Birthday, Zombillenium, The Circle, 12 jours, Le grand méchant Renard, Une femme fantastique, Les figures de l’ombre, Psiconautas, Au revoir là haut, Le sens de la fête, The Florida project, Star Wars VIII.